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La fin de l’errance

Une clarté sans nom

Avant toute forme,

tu es paix.

Le reste

n’est qu’ombre passagère.


Ce que tu nommes douleur

est un écho d’oubli,

une vague

rêvant de se croire séparée.


La maladie —

voile léger

posé sur la clarté de l’être,

souffle dissonant

cherchant la note juste.


Chaque épreuve :

une porte sans seuil.

Elle ne mène nulle part ailleurs

qu’au cœur.


Tu es

le chemin immobile,

et le pas

qui n’a jamais quitté la source.


Rien ne survient —

tout se révèle.

Le monde,

miroir silencieux

de ce qui demande à être vu.


Résister,

c’est rêver la nuit.

Accueillir,

c’est se souvenir.


Quand la douleur

n’est plus refusée,

elle se défait d’elle-même

et devient lumière.


Revenir à soi :

non un mouvement,

mais la fin

de l’errance.


Les pensées

tissent des voiles,

mais ta présence

les dissout,

comme l’aube

efface le songe.


Et lorsque toute lutte s’éteint,

il ne reste

que cela :


une clarté sans nom,

douce,

immuable,

toujours déjà là.


Riad Zein

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