La santé retrouvée
- 7 juil.
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Du déni à la présence
Tu retrouveras ta jeunesse en revenant à ce que tu es naturellement. La santé n'est pas quelque chose que l'on acquiert ; elle est l'état naturel de l'être. Ce qui l'altère n'est pas la vie, mais la croyance que tu en es séparé.
Au commencement, il n'y a qu'une idée : celle d'être distinct de la vie. Cette idée est une supposition de l'esprit. En s'y identifiant, tu oublies qui tu es. De cet oubli naît un sentiment de culpabilité, comme si tu avais commis une faute en existant séparément. Cette culpabilité devient difficile à supporter. Pour ne plus la ressentir, tu entres dans le déni.
Tu es toujours conscient avant de nier. Le déni n'apparaît pas par hasard ; c'est une décision prise pour ne plus ressentir ce qui semble insupportable. Avant de détourner ton regard, tu perçois la vérité. Tu ressens la peur, la culpabilité, la tristesse ou le conflit intérieur. Puis, croyant te protéger, tu choisis de ne plus les regarder. Ce refus devient une habitude, et ce qui était d'abord conscient te paraît ensuite inconscient.
L'inconscient n'est donc pas une absence de conscience, mais la conséquence d'un déni répété. Ce que tu refuses de voir continue pourtant d'agir en toi. En détournant ton regard de ce qui te fait peur, tu permets au mental de prendre le relais.
Le mental est un outil logique. Il n'a ni volonté propre ni pouvoir de décision ; il exécute la direction que lui donne l'esprit. Lorsque l'esprit adhère à la croyance de la séparation, le mental élabore des stratégies destinées à protéger cette identité imaginaire. Le mensonge, le faux-semblant, le contrôle, la résistance et le besoin de se défendre deviennent alors des moyens de survie. Ces comportements entretiennent la croyance dont ils sont issus et finissent par façonner ton expérience de la vie.
À force de les répéter, ces comportements paraissent naturels, alors qu'ils ne sont que des adaptations à une croyance. Ils entretiennent la peur, nourrissent le conflit intérieur et façonnent l'expérience que tu fais de la vie. Tu rencontres à l'extérieur ce que tu refuses de reconnaître en toi, car ton monde reflète les croyances auxquelles tu adhères.
L'être s'exprime par l'esprit. L'esprit anime le mental, qui organise les pensées et les actions. Le corps sensible perçoit directement la vérité de l'être, tandis que le corps énergétique en traduit les mouvements à travers les émotions. Enfin, le corps physique manifeste cette dynamique dans la matière. Lorsque l'harmonie est rompue à l'intérieur, cette rupture finit par s'exprimer dans le corps et dans les circonstances de la vie.
Même ce qui paraît inévitable n'est pas une fatalité. Ce n'est pas la vie qui condamne, mais la croyance qui se répète tant qu'elle n'est pas reconnue. Tant que tu refuses de regarder ce qui te fait peur, tu lui donnes le pouvoir de diriger ton existence. Lorsque tu acceptes enfin de ressentir pleinement ce que tu avais rejeté, le déni cesse d'être nécessaire. La croyance perd son emprise et se dissout.
Le cœur est la partie sensible de ton être. Il ne raisonne pas ; il ressent. En retrouvant cette sensibilité, tu redeviens conscient de tes véritables mouvements intérieurs. Tu n'as plus besoin de mentir, car le mensonge devient immédiatement perceptible comme une tension qui te détourne de toi-même.
L'esprit possède un pouvoir créateur immense. Lorsqu'il n'est plus prisonnier de l'idée de séparation, le mental cesse de fabriquer des stratégies de défense et retrouve sa véritable fonction : servir la vie plutôt que protéger une identité imaginaire. Le corps peut alors retrouver son équilibre naturel, car rien ne s'oppose plus au mouvement de l'être.
Retrouver la jeunesse ne consiste donc pas à revenir en arrière. C'est abandonner les couches de peur, de culpabilité et de faux-semblants qui recouvrent ce que tu es depuis toujours. Tu n'as rien à devenir ; tu as seulement à cesser de résister à la vie.
En accueillant pleinement ce que tu ressens, sans fuir ni te justifier, tu mets fin à l'illusion de la séparation. Ce qui était construit sur cette illusion s'effondre de lui-même. Alors demeure ce qui n'a jamais vieilli : la présence, la paix et la vie qui s'exprime librement à travers toi.
Riad Zein



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