Le retour à la conscience du cœur

Lorsque les conditionnements de l’esprit commencent à s’effriter et que le bruit des pensées s’apaise, une autre dimension de l’être commence à se révéler. Comme si, derrière le tumulte du mental, une présence silencieuse avait toujours été là, attendant simplement que nous cessions de la recouvrir. Descendre dans le cœur ne signifie pas abandonner l’intelligence du mental, mais lui rendre sa juste place : celle d’un instrument au service d’une conscience plus vaste, intuitive et profonde.
Nous avons appris à vivre dans l’analyse, le calcul, l’anticipation et le contrôle. Le mental cherche à comprendre avant de vivre, à nommer avant de ressentir, à prévoir avant de faire confiance. Il tente ainsi de se protéger de l’inconnu, comme si la vie pouvait être maîtrisée par la pensée. Pourtant, aussi brillante soit-elle, l’intelligence mentale ne peut donner ce qu’elle ne possède pas : la paix, la présence et le sentiment intime d’être…



