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Discussions générales

Public·39 membres

Le retour à la conscience du cœur


Lorsque les conditionnements de l’esprit commencent à s’effriter et que le bruit des pensées s’apaise, une autre dimension de l’être commence à se révéler. Comme si, derrière le tumulte du mental, une présence silencieuse avait toujours été là, attendant simplement que nous cessions de la recouvrir. Descendre dans le cœur ne signifie pas abandonner l’intelligence du mental, mais lui rendre sa juste place : celle d’un instrument au service d’une conscience plus vaste, intuitive et profonde.


Nous avons appris à vivre dans l’analyse, le calcul, l’anticipation et le contrôle. Le mental cherche à comprendre avant de vivre, à nommer avant de ressentir, à prévoir avant de faire confiance. Il tente ainsi de se protéger de l’inconnu, comme si la vie pouvait être maîtrisée par la pensée. Pourtant, aussi brillante soit-elle, l’intelligence mentale ne peut donner ce qu’elle ne possède pas : la paix, la présence et le sentiment intime d’être…


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La flamme intérieure


Nous traversons souvent la vie en nous identifiant à un personnage que le monde a façonné pour nous. Dès l’enfance, nous apprenons à répondre aux attentes, à rechercher la sécurité, à devenir celui ou celle que l’on attend de nous. Peu à peu, une identité se construit et le mental s’en empare. Il crée des repères, des protections, des croyances et finit par nous faire croire que cette personnalité est ce que nous sommes.


Pourtant, derrière ce personnage, quelque chose demeure silencieusement présent. Une présence que les événements ne peuvent atteindre, que les blessures ne peuvent détruire et que les conditionnements ne peuvent véritablement recouvrir. Nous pouvons nous éloigner d’elle, l’oublier, vivre longtemps dans le bruit du monde, mais elle ne s’éloigne jamais de nous. Elle attend simplement que le regard se retourne vers l’intérieur.


C’est cette présence que j’appelle la flamme intérieure. Elle n’est pas une lumière que nous…


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La dissolution de la dualité

 

 La séparation entre le spirituel et le matériel appartient peut-être au regard fixé sur les formes. Tant que nous opposons le corps à l’esprit, la matière à la lumière, le visible à l’invisible, nous entretenons une frontière qui peut être davantage une construction de la pensée qu’une réalité de l’expérience.

 

La matière n’a pas besoin d’être considérée comme l’envers du spirituel. Elle peut être accueillie comme son expression sensible, comme la manière dont le mystère devient perceptible dans la forme. Ce qui paraît dense ou séparé peut être contemplé comme une manifestation du même vivant auquel nous appartenons.

 


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Le flou qui précède la lumière


Il arrive que la vie s’accélère au point de nous donner le sentiment d’avancer sans savoir où nous allons. Les événements se succèdent, les repères changent, certaines portes se ferment tandis que d’autres s’ouvrent sans que nous les ayons cherchées. Le mental voudrait comprendre, prévoir, contrôler. Il voudrait connaître la destination avant de faire le prochain pas.

 

Mais le flou n’est pas nécessairement une absence de direction. Il peut être le signe que l’ancien chemin s’efface avant que le nouveau ne soit encore visible.

 

Nous aimerions connaître le « comment », alors que l’Intelligence divine ne nous demande souvent que d’accueillir le prochain pas. Elle ne dévoile pas toujours la route entière. Elle révèle ce qui doit l’être au moment juste.

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