Quand le devoir remplace la joie

Il arrive que certaines choses soient faites parce que nous croyons devoir les faire. Pourtant, avant même que le geste commence, quelque chose en nous s’est déjà retiré. Le corps avance, mais le cœur n’y est plus.
Lorsque l’obligation devient le moteur de nos actions, l’énergie se ferme peu à peu. Nous continuons à donner, aider, servir, mais sans cet élan silencieux qui donne au geste sa lumière. Ce qui devait être un don devient alors un effort, puis une charge.
Car l’amour ne se reconnaît pas à ce que nous faisons, mais à l’état intérieur depuis lequel nous le faisons.
Un même geste peut naître de la peur, de la culpabilité ou du besoin d’être reconnu. Il peut aussi surgir d’un mouvement profond, sans calcul, sans attente, sans devoir. Dans un cas, nous nous épuisons. Dans l’autre, quelque chose circule librement à travers nous.
La joie véritable n’est pas…



