II. Les miracles comme perception vraie

Un Cours en Miracles
Chapitre 3 — La perception innocente
II. Les miracles comme perception vraie
Version simplifiée
Les idées essentielles de ce cours ne fonctionnent pas par degrés : certaines choses sont soit vraies, soit fausses, mais jamais un peu des deux. On ne peut pas mélanger lumière et ténèbres, ou tout et rien. Tant que ton esprit essaie de jongler entre les deux, ta pensée restera instable.
En réalité, personne ne peut choisir complètement les ténèbres : tout le monde a déjà fait l’expérience d’un peu de lumière et de vérité. Ainsi, personne ne peut nier totalement la vérité, même s’il croit le faire.
L’innocence, elle aussi, ne peut pas être partielle. Tant qu’elle n’est pas totale, elle reste fragile et peut même sembler naïve. Mais quand elle devient une manière de voir tout et tout le monde, elle devient sagesse.
Avoir une perception vraie signifie :
· ne jamais voir ce qui n’existe pas,
· et toujours reconnaître ce qui est réel.
Quand tu doutes de quelqu’un, tu crois qu’il n’est pas dans son esprit juste. Cette manière de voir nie le pouvoir du miracle. Le miracle, lui, voit tout tel que c’est réellement : parfait, car créé par Dieu. Ce que Dieu crée — ou ce que tu crées avec Lui — est la seule réalité. C’est cela que voient les innocents : ils ne déforment rien.
Tu as peur de la Volonté de Dieu parce que tu as utilisé ton esprit pour créer à partir de la peur. L’esprit ne peut malcréer que lorsqu’il se croit emprisonné, séparé, limité. Quand ta volonté et celle de Dieu sont unies, il n’y a plus de conflit : c’est ce que le Ciel signifie.
Rien ne peut menacer un Fils de Dieu qui remet son esprit à son Père. Il se réveille alors de son sommeil, se souvient de sa Source, et la séparation disparaît. La Trinité est une unité parfaite : un seul Esprit, une seule Volonté. Cette unité crée la paix de Dieu.
Seuls les innocents peuvent percevoir cette paix, car ils ne se défendent pas contre la vérité. Ayant compris l’Expiation, ils n’ont plus aucun désir d’attaque, et donc ils voient clairement. C’est le sens de la phrase : « Nous serons semblables à lui, car nous le verrons tel qu’il est. »
Pour corriger les erreurs, il suffit de retirer ta foi dans ce qui est faux et de la placer dans ce qui est vrai. Tu ne peux pas rendre vrai ce qui ne l’est pas. Mais si tu acceptes la vérité dans ce que tu perçois, elle devient vraie pour toi.
La vérité dissout l’erreur. Ceux qui vivent dans l’illusion ne peuvent trouver une paix durable. Quand tu perçois véritablement, tu guéris à la fois ta vision et celle des autres : en les voyant tels qu’ils sont vraiment, tu leur offres la possibilité de reconnaître leur propre vérité. C’est cela, la guérison opérée par le miracle.
