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Public·18 membres

Voir la peur, retrouver la splendeur



Installe-toi confortablement.

Laisse ton corps trouver sa place.

Rien n’est à réussir.

Rien n’est à contrôler.


Respire doucement.


Laisse le monde extérieur s’éloigner,

comme un bruit de fond qui n’a plus besoin de ton attention.


1. Entrer dans l’espace intérieur


Porte ton attention vers ce qui se passe en toi.

Sans analyser.

Sans commenter.

Juste regarder.


Observe ce mouvement subtil qui veut intervenir,

corriger, anticiper, contrôler.

Ce mouvement n’est pas une faute.

C’est une peur.


La réactivité naît toujours de là :

du refus de laisser la vie suivre son cours.

2. Voir la peur sans la fuir


Ressens la peur, si elle est là.

Pas pour t’y accrocher.

Pas pour t’y perdre.

Juste pour la reconnaître.


Ne la combats pas.

Ne la retiens pas.

Ne la nourris pas.


Laisse-la exister,

comme une vague qui se lève,

puis qui retombe d’elle-même.


Tu n’as rien à faire.

Rien à gérer.

Rien à arranger.

3. Laisser tomber les justifications


Observe comme, parfois, tu t’opposes au monde,

puis tu recouvres cette opposition de principes,

de raisons, de certitudes.


Ce n’est qu’un déguisement de la peur.

Une tentative de ne pas se remettre en question.

Une manière de protéger une image de toi.


Tu peux laisser cela tomber maintenant.

Tu n’as pas besoin de te défendre contre la vie.

4. Voir que les réactions n’ont de pouvoir qu’avec ton accord


Regarde tes réactions intérieures.

Vois comme elles surgissent,

comme elles cherchent ton attention,

comme elles réclament ton adhésion.


Et remarque ceci :

Elles n’existent que si tu les soutiens.


Lorsque tu cesses de prendre parti,

elles s’apaisent.

Elles se dissolvent.

Elles retournent au silence d’où elles viennent.

5. La racine unique


Au fond de tout cela, il n’y a qu’une seule racine :

la peur.


Lorsque tu la vois clairement,

sans la fuir,

sans la nourrir,

elle perd son pouvoir.


Elle se défait comme un nœud qui n’était serré

que parce que tu tirais dessus.

6. La dissolution naturelle


Laisse maintenant tes émotions se déployer librement.

Sans les retenir.

Sans les encourager.


Elles savent se dissoudre seules.

Elles n’ont jamais eu besoin de ton intervention.


Tu peux sentir l’espace s’ouvrir en toi,

un espace vaste, tranquille,

où rien n’a besoin d’être contrôlé.

7. La vision retrouvée


Dans cet espace,

le jugement tombe.

Le besoin de corriger le monde disparaît.


Et ce qui reste est simple,

évident,

lumineux.


Le monde n’a jamais été brisé.

C’était ton regard qui était obscurci.


Maintenant, tu peux le voir tel qu’il est :

parfait, dans toute sa splendeur.


Respire encore une fois.

Lentement.

Profondément.


Puis, quand tu le sens,

laisse tes yeux s’ouvrir.


La clarté est déjà là.


Riad Zein

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