Le conscient, le supra-conscient et la fin du déni

Le conscient, le supra-conscient et la fin du déni
Et si rien ne survenait dans ta vie sans ton assentiment profond — même lorsque cet assentiment a été oublié, nié ou refoulé ?
Dans cette perspective, le conscient demeure le centre décisionnel ultime.Il peut se voiler, se fragmenter, se détourner de lui-même, mais il ne disparaît jamais.Les blessures, les conditionnements et ce que l’on nomme « l’inconscient » ne sont pas des forces autonomes : ils orientent, suggèrent, influencent, mais n’agissent jamais seuls. Ils ne font qu’exécuter des permissions données antérieurement par le conscient.
Même lorsque celui-ci semble absent — dans la peur, l’automatisme ou la fuite — il demeure à l’origine du mouvement. Il y a alors choix sans présence, décision sans lucidité, engagement sans reconnaissance. C’est ainsi que naît l’illusion de la perte de contrôle.
Il n’existe donc pas d’irresponsabilité réelle, seulement un reniement du choix initial.Une décision est prise dans un moment de fermeture, puis aussitôt désavouée. Les conséquences sont alors projetées sur l’extérieur : le hasard, les autres, l’enfance, le karma ou l’inconscient.
Reconnaître cette mécanique n’est ni une faute ni une condamnation : c’est une réappropriation du pouvoir intérieur.
Les mémoires ne sont pas des prisons figées.Elles ne persistent que tant qu’elles sont maintenues par un accord tacite. Dès qu’une information nouvelle est pleinement acceptée par le conscient, la mémoire se réorganise d’elle-même. Le passé ne se « guérit » pas : il se recode par un regard neuf.
Le changement véritable ne vient donc ni de l’extérieur, ni de techniques répétitives, ni de rituels automatiques. Il surgit d’un oui intérieur clair, posé en pleine présence. Un oui qui ne cherche pas à réparer, mais à reconnaître.
Au-delà du conscient ordinaire existe le supra-conscient : une dimension de l’être reliée à l’intelligence divine, hors du temps, hors du karma, hors de la compensation.Lorsque le conscient se retire, se distrait ou s’endort, le supra-conscient prend le relais pour maintenir l’équilibre global. Il n’impose rien, il ajuste. Ce que l’on appelle « destin » ou « fatalité » n’est souvent qu’un choix laissé sans témoin conscient, repris par une instance plus vaste pour préserver la cohérence de l’expérience.
Il n’y a donc pas de punition, ni d’épreuve imposée : seulement des choix faits hors présence, puis vécus comme subis.
La souffrance naît du déni.Non pas de ce qui est vécu, mais de ce qui est refusé : pensées non reconnues, émotions jugées, élans interrompus, mémoires laissées en suspens. Tant qu’un contenu est rejeté hors du champ de la conscience, il agit dans l’ombre et crée la tension.
Lorsque ces parts sont accueillies, vues et intégrées sans lutte, l’esprit se réharmonise spontanément. Il n’y a rien à forcer, rien à combattre. La clarté suffit.
L’intégration consciente libère.Ce n’est pas la vie qui fait mal, mais la résistance à ce qu’elle révèle.Voir pleinement, c’est déjà se libérer.
Riad Zein
