La Vision Libératrice : De l’Illusion à la Paix

La Vision Libératrice : De l’Illusion à la Paix
Le Monde comme Miroir de la Conscience
La réalité n'est pas une donnée objective et figée, mais un prolongement de notre propre intériorité. Elle n'existe et ne prend forme que dans la mesure où nous lui insufflons une signification. Chaque pensée est une graine, chaque émotion est une couleur, et chaque croyance est un pinceau qui peint le décor de notre existence. Comprendre cela, c’est réaliser que l’univers que nous percevons est une projection de la psyché : le monde ne nous arrive pas, il émane de nous. En changeant la source — notre regard — nous transmutons inévitablement le reflet.
La Souffrance et l’Illusion de l’Extériorité
La souffrance ne prend pas racine dans les faits bruts, mais dans la résistance que nous leur opposons. Pointer du doigt le monde extérieur ou accuser autrui revient à se battre contre son propre reflet dans un miroir. C’est une méprise fondamentale : s'opposer au monde, c’est s'opposer à soi-même.
L’Oracle du Quotidien : Pour celui dont le cœur est ouvert, tout devient signe. Un écran, un mot capté au hasard ou le vol d'un oiseau peuvent devenir des oracles. Ce n'est pas l'objet qui est sacré, mais l'attention que nous lui portons qui révèle le sacré en lui.
Le Pouvoir de l’Intention et la Porte de la Paix
La paix n'est pas le résultat d'une négociation avec les circonstances, c'est une primauté intérieure. La phrase « je décide d’être en paix » agit comme un effondrement des murs que nous avons nous-mêmes érigés. Ce n'est pas une simple pensée positive, c'est un acte de souveraineté. À l'instant où cette décision est prise, l’enfer des projections s'efface pour laisser place à la tranquillité de l'Être. Rien n'a le pouvoir de nous atteindre sans notre consentement tacite, car nous sommes les seuls gardiens de notre temple intérieur.
Au-delà de la Dualité : La Clarté de l'Unité
Le jugement est l'architecte de la faute ; il segmente le monde en « bon » et « mauvais », en « moi » et « l'autre ». Cette vision duelle crée les monstres et les « méchants » qui ne sont que les ombres de nos propres peurs non résolues.
En cultivant la neutralité, nous cessons de plaquer des étiquettes sur le flux de la vie. La vie, dans sa grande générosité, ne refuse rien ; elle est un espace infini qui attend simplement que notre regard s’épure. Lorsque les mensonges de l'ego se dissolvent, le monde ne devient pas seulement plus simple : il devient transparent à la vérité du cœur.
Riad Zein
