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Le Chant de l’Éveil


Tu erres en un lieu où l’âme se fragmente,

Prisonnier d’un exil que l’on nomme contrainte ;

Où chaque mouvement murmure une plainte,

Un pas pour fuir le mal, une main qui s’absente.

Automate des jours, tu crois encore choisir,

Mais tu ne fais que fuir l’ombre de ton désir.


Puis s’ouvre un autre monde aux portes de cristal,

Où l’acte devient pur, libre et vertical.

Là, le manque s’éteint sous le souffle de grâce,

Et la paix, avant l’œuvre, emplit tout l’espace.

Ton désir n’est plus cri, il devient une offrande,

La sève d’une vie que l’Amour seul commande.


Dans ce secret hymen où vos désirs s’unissent,

Le Créateur et toi, en miroir, vous reflétez ;

Sa lumière est ton souffle, et tes mains la trahissent

Quand, en mille éclats d’or, ses clartés s’immiscent.

Tu es l’éclat vivant, la parcelle du Tout,

Porteur d’une mission qui ne dépend que de toi.


L’ego, faux souverain aux promesses de poussière,

A voilé ton regard d’une illusoire frontière.

Mais pour voir le chemin, il te faut consentir

Au silence profond qui révèle et fait sentir.

Éteins le bruit du monde, écoute le murmure

Qui bat en chaque être, en toute créature.


Même au creux du sommeil, la Divinité veille,

Et c’est par ton propre rêve, en secret, qu’Elle t’éveille.

Ce que tu crus mirage ou sombre malentendu

Se transfigure enfin sous un jour inattendu :

Le rêve devient signe, et la nuit se résorbe,

Car ton cœur, grand ouvert, reconnaît son Aurore.


Riad Zein

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