Grâce et frustration
- il y a 2 jours
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Lorsque quelqu’un te blesse, ce n’est pas seulement son geste qui se présente à toi. C’est aussi l’endroit en toi qui demande encore à être libéré.
Tu peux entrer dans la frustration ou demeurer dans la grâce.
La frustration remet ton pouvoir entre les mains de l’autre. Tu attends qu’il change pour retrouver ta paix. Sa colère devient la tienne, son jugement devient ton trouble. Tu crois que ta paix dépend de lui.
La grâce commence lorsque tu te souviens que ton état intérieur naît de toi. Tu peux être touché tout en demeurant paisible. Tu peux entendre la colère et rester dans la paix. Tu peux rencontrer le rejet et continuer à t'accueillir avec amour.
Tu demeures dans l’amour.
L’amour s’accorde pleinement avec le discernement. Tu peux dire oui à ce qui te nourrit, poser des limites claires, prendre de la distance ou fermer une porte. Ton cœur demeure ouvert tandis que ton espace reste protégé.
L’autre devient alors un révélateur. Il met en lumière ce qui, en toi, cherche encore sa sécurité à l’extérieur : une peur, une attente ou une ancienne croyance.
Avant de vouloir transformer l’autre, tourne ton regard vers ce qui s’éveille en toi.
C’est là que commence ton véritable travail.
Comprendre l’autre, c’est reconnaître que derrière chaque comportement se trouve une conscience en chemin, souvent guidée par la peur ou le sentiment de séparation.
Tu peux demeurer dans l’unité.
Lorsque la colère rencontre la présence, son élan s’épuise. Lorsque la peur rencontre l’amour, elle perd sa force. Lorsque tu demeures dans l’amour, la réaction cesse de circuler.
La chaîne se brise en toi.
La grâce est la mémoire vivante de ce que tu es avant toute réaction. Elle repose dans la paix, la clarté et la liberté.
Tu peux accueillir ce qui vient à toi et choisir ce à quoi tu offres ton cœur.
Chaque fois que tu choisis l’amour plutôt que la réaction, tu reprends pleinement ton pouvoir.
C’est cela, la grâce.
Riad Zein



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