L’attachement aux idées
- Riad Zein
- 21 août 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 7 jours
Le poids de l’existence naît de la rétention des idées que tu t’appropries ; elles se figent en matière. Tu t’en sers pour nourrir l’ego — qui n’est lui-même qu’une idée — et le maintenir en vie, mais à quel prix !
Il est temps que tu comprennes qu’aucune idée ne t’appartient. Tu n’as pas à les retenir, car tu n’en as pas besoin. Ton mental est libre de produire les pensées qui l’enchantent ; rien ne t’oblige à les suivre, encore moins à défendre ce qu’il conçoit.
Ce sont ces idées qui t’ancrent dans cette dimension. Tu ne mesures pas le poids qu’elles font peser sur toi. Tu dois toutes les abandonner. Crois-tu devoir adhérer à une philosophie de vie pour survivre ? Ce n’est qu’une croyance que tu peux relâcher.
Le poids de ce monde est fait d’idées ; il n’existe pas de matière solide. C’est ta raideur qui le rend ainsi. Plus tu t’agrippes à une idée, plus la matière te paraît infranchissable. Tu as du mal à voir que le monde réel n’a pas besoin de ton avis, qu’il fonctionne déjà à merveille. Il serait présomptueux de prétendre lui dicter ses lois et ses mouvements.
Toute contrariété que tu rencontres sur ton chemin provient d’une idée à laquelle tu adhères et que tu crois menacée. Si tu lâches cette idée, tu libéreras en même temps son fardeau.
L’attachement aux idées est un attachement au monde de la dualité, d’où l’ego est né. C’est un monde de souffrance, car il est privé d’amour.
Lorsque tu relâcheras une idée, ta conscience s’ouvrira pour accueillir un sentiment. Tu ne peux être pleinement conscient de tes émotions si tu restes attaché à quoi que ce soit, parce que tout attachement plonge ses racines dans l’attachement à une idée.
En lâchant l’idée, tu ne la défendras plus ; tu n’auras plus besoin d’avoir raison ni de vaincre un adversaire. La compétition perdra tout sens et chacun redeviendra ton ami, tel un enfant innocent encore habité par la spontanéité.
L’adversaire est un frère que tu dois accueillir et aimer. Tu ne peux y parvenir qu’en abandonnant toutes les idées qui t’en séparent. Alors, ses paroles ne t’atteindront plus et tu ne verras que sa splendeur.
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