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L’axe de l’unité

il y a 4 jours
3 min de lecture

L’unité est l’état naturel de l’être. Lorsque tu reconnais que tout participe d’une même réalité, tu cesses de lutter contre ce qui est. Tu retrouves ton équilibre et te laisses porter par le mouvement de la vie.



Dès que tu prends parti, tu introduis une division intérieure. Tu privilégies une idée au détriment d’une autre, tu défends une position et ton énergie se mobilise dans le conflit. Tu dois alors fournir un effort pour retrouver l’harmonie que tu as perdue.

C’est cela, le poids de l’existence : l’effort que tu produis lorsque tu te détournes de l’unité. En vérité, ce n’est pas la vie qui pèse, mais la lutte intérieure par laquelle tu lui résistes.


Dans l’harmonie, tout trouve sa juste place. Le plus lourd porte le plus léger, et ce qui est porté trouve dans cet appui la force de grandir. Le poids juste nourrit, soutient et fortifie. Il ne s’oppose pas à la vie : il participe à son équilibre.

Car la vie est mouvement. Elle te pousse à agir, à créer, à contribuer et à servir. Lorsque tu réponds à cet élan dans la joie, ton action te vivifie et te rapproche de ta source : l’Amour. À l’inverse, lorsque tu agis sous l’emprise de la peur, de la colère ou du besoin de défendre une position, tu ne réponds plus librement à la vie : tu réagis à tes propres conflits intérieurs.


La véritable liberté ne consiste donc pas à éviter l’effort, mais à retrouver l’harmonie dans laquelle l’effort devient fécond, le mouvement devient joie et le service devient une expression naturelle de l’Amour.


Pour retrouver cet équilibre, prends pour repère l’axe vertical de ton corps. Imagine cette ligne qui traverse ton être et demeure attentif à elle. Elle représente ton centre, le point à partir duquel tu peux accueillir les opposés sans te laisser entraîner par l’un contre l’autre.


Lorsque ton attention demeure sur cet axe, tu n’as plus besoin de privilégier un côté pour rejeter l’autre. Tu laisses les deux s’appuyer sur ce centre commun, comme les deux versants d’un même équilibre. Tu peux alors relâcher l’effort inutile de compensation et laisser la terre porter le poids de ton corps.


Applique cette image à tout ce que tu perçois. Ne donne pas à un phénomène le pouvoir de déterminer seul ton équilibre. Accueille ce qui se présente sans te précipiter dans le jugement, sans chercher immédiatement qui a raison et qui a tort. Les phénomènes extérieurs peuvent alors devenir des occasions de reconnaître ton propre centre plutôt que des forces qui t’en éloignent.


Dès que tu prends parti pour l’un contre l’autre, tu risques d’être happé par ce que tu privilégies. En t’attachant à un seul côté, tu perds de vue l’ensemble et te prives de l’appui que l’autre pourrait t’offrir. Tu entres dans la lutte et abandonnes ton axe.

L’ami et l’ennemi peuvent tous deux t’aider à reconnaître cet équilibre. Cela ne signifie ni que leurs actes se valent, ni que tu doives renoncer à discerner ou à agir. Tu peux reconnaître une injustice, protéger la vie et poser une limite sans nourrir en toi la haine de celui que tu affrontes. L’impartialité intérieure n’est pas l’indifférence : elle te permet d’agir sans devenir prisonnier de ce contre quoi tu agis.


L’équilibre ne consiste pas à choisir entre les opposés, mais à demeurer dans l’axe qui les relie. Tu n’as pas besoin de nier leurs différences pour reconnaître leur appartenance à une même réalité.


Reste dans ton axe. Accueille sans te soumettre, discerne sans condamner, agis sans réagir. Lorsque tu cesses de confier ton équilibre à ce que tu approuves ou rejettes, tu retrouves la liberté de laisser la vie s’exprimer à travers toi.

Alors, tu ne cherches plus à porter seul le poids de l’existence. Tu découvres comment te tenir dans l’harmonie qui permet à la vie de te porter.





 
 
 

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