La prudence est de rigueur
- 21 avr.
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Il existe tout un monde qui s’incruste en toi et s’empare de tes facultés et de ton pouvoir : c’est le monde des idées. Il te fait croire que tu es une idée, une pensée furtive. Il te pousse à douter de ton existence, car lui-même est dénué de substance.
Le monde des idées est une construction du mental, un univers supposé, déduit, imaginé à partir de concepts sans fondement réel, car ils n’ont jamais été validés par l’âme. L’idée de non-amour, qui repose sur la théorie de la séparation, nie l’unité fondamentale.
Ce monde ne peut jamais te dominer sans ton accord. Il a besoin de ton énergie pour se maintenir en vie. Il profite de ta passivité et de ta nonchalance pour prendre le pouvoir dans ta vie. Ce qui se joue à l’extérieur n’est que le reflet de ce phénomène : des forces qui te semblent étrangères te dérobent ton pouvoir et dictent ta vie. On te fait croire que tu ne sais pas, tandis que d’autres — supposés responsables — sauraient pour toi.
C’est une forme de possession : ton esprit est investi, manipulé, notamment par l’usage de la peur, cette arme redoutable contre toute forme d’insoumission. Tu es comme sous hypnose : ta conscience se rétrécit, se laisse influencer et finit par se soumettre.
En accordant ton consentement aux idées de séparation, tu deviens ton propre bourreau. Tant que tu soutiens des idées de non-amour, tu restes prisonnier du monde de l’illusion et de la peur.
Tout est une question d’attention. Si elle est dirigée vers tes idées et tes projections, tu entres dans un état de passivité. Si elle se tourne vers tes ressentis, tu deviens présent à ton expérience, donc actif. Dans cet état, tu ne peux pas être manipulé.
Se remettre en question, c’est observer son état d’être et comprendre sa position : es-tu engagé dans la vie, ou bien la subis-tu ?
Dès que ton attention se relâche, ne serait-ce qu’un instant, une force peut profiter de cette inattention pour s’immiscer dans ta conscience. Mais tu peux la dissiper à tout moment.
Tu es dans une jungle d’idées, et la prudence est de rigueur. Tu ne peux compter que sur toi-même, sur ta véritable force. Ton arme est l’amour : une protection sûre, un bouclier qui te préserve de tous les prédateurs.
Il n’y a pas de différence entre les prédateurs extérieurs et ceux de ton mental : ce sont les mêmes. Ce que tu perçois n’est qu’une illusion supplémentaire.
La jungle que tu observes dans ce monde est l’extension de ton système de pensée. Pour la transformer, reconnecte-le à ton cœur, source de l’amour. Alors, la jungle se métamorphosera en un espace de paix.



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