La relation vivante avec le Divin
- 1 août
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L’aspiration essentielle de l’existence n’est peut-être pas de chercher Dieu, mais de reconnaître la relation qui n’a jamais été rompue. Le Divin n’est pas séparé de l’humain : il se révèle lorsque la conscience cesse de nourrir l’illusion de la séparation.
La peur, la douleur et le jugement ferment le cœur. Ils ne nous éloignent pas réellement du Divin, mais nous font oublier notre nature profonde. Lorsque le cœur se protège, l’empathie se rétrécit, la méfiance s’installe et le monde devient le reflet de nos propres défenses.
Libérer le cœur demande alors du discernement, de la miséricorde et de l’abandon. Le discernement permet de ne plus confondre la peur avec la vérité. La miséricorde nous apprend à regarder sans condamner. L’abandon consiste à cesser de vouloir tout contrôler et à remettre à Dieu ce que le mental ne peut résoudre.
La prière devient ainsi moins une demande qu’un retour à la confiance. Elle permet de déposer les doutes, les soucis et les craintes, non parce que Dieu aurait besoin d’être convaincu de nous aider, mais parce que nous avons besoin de nous dessaisir de ce qui nous empêche de recevoir.
La confiance véritable ne consiste pas à croire que tout se déroulera comme nous le souhaitons. Elle consiste à demeurer ouverts lorsque nous ne savons pas encore comment les choses vont se dérouler. C’est cette confiance qui transforme la peur en abandon, la résistance en présence et la souffrance en possibilité de guérison.
Chaque jour devient alors une pratique de présence. À chaque respiration, nous pouvons nous souvenir du Divin, non comme d’une réalité extérieure que nous devrions rejoindre, mais comme de la Présence dans laquelle nous sommes déjà.
Préserver l’ouverture du cœur, c’est refuser de laisser la peur reconstruire les murs que la conscience vient de dissoudre.
La guérison intérieure commence lorsque nous cessons de nous défendre contre la Vie et que nous nous abandonnons à l’Amour qui ne nous a jamais quittés.
Riad Zein



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