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La réalité divine

  • 3 mars
  • 2 min de lecture

Au commencement, il y a le mouvement ; et du mouvement naît l’espace-temps, matrice secrète de toute vie. Sans lui, rien ne s’éveille ; sans l’Esprit Saint, aucun monde ne se déploie. Le mouvement est une respiration de la conscience : il enfante les idées, puis les pensées, messagères fidèles des intentions de l’esprit.


De ton imagination jaillissent les images ; ta volonté les embrase et elles deviennent créatrices. Ce que tu appelles « le monde » n’est que l’écho de tes pensées, la fresque mouvante de ton rêve intérieur.


Le jour où tu déposeras l’imagination comme on dépose un masque, ton songe se dissipera ; tu entreras dans le rêve de Dieu, qui n’est pas un rêve mais la Réalité même. Le mental capture le mouvement de l’esprit et tisse un voile, un écran de brume entre tes yeux et le Vivant ; fasciné par tes propres images, tu oublies que la lumière est déjà là, face à toi.


Tu ne peux contraindre le mental au silence, car il puise son élan dans l’esprit, éternellement en mouvement ; mais si ton attention se détourne de ses remous, l’esprit se retire doucement et la pensée retombe comme une vague apaisée.


Ton attention est ta volonté : flèche de feu lancée par la conscience pour créer la vie. Dirigée vers la mécanique binaire du mental, elle fragmente l’infini en oppositions étroites — bien ou mal, pour ou contre — et enferme l’immensité dans une pensée minuscule.


La dualité est le décor de ton rêve : elle exige ton avis sur tout, de peur que ton identité illusoire ne se dissolve. Ainsi l’esprit, captif de ce théâtre, juge pour se rassurer.


Mais le jour où ton cœur dira « oui » à tout ce qui est, le rêve se fissurera ; car la Réalité est un Oui éternel, sans contraire, sans frontière. Lorsque tu accueilles même ce qui t’effraie, la peur se défait ; l’ombre perd sa substance et l’esprit cesse de peindre des monstres dans la nuit.


Résister à l’ombre, c’est la nourrir ; combattre le mal, c’est consolider la scène où bien et mal s’affrontent. Souviens-toi : c’est toi qui dresses les murs et les juges ; c’est toi aussi qui peux dissoudre l’édifice en tournant ton regard vers la lumière divine.


La plainte t’enchaîne à la victime que tu crois être ; elle t’offre le confort amer de l’injustice et te soustrait à ta puissance. Alors tu attends qu’une autorité te guide, qu’un tuteur décide pour toi.


Quand tu cesseras de vouloir gouverner le mystère du Divin, l’illusion se dénouera d’elle-même ; un autre mode de pensée s’ouvrira, relié à la volonté de Dieu. Tu deviendras cocréateur, marchant dans la paix comme dans un jardin sans murs.


Car nul ne peut se faire confiance s’il n’est accordé à la Source ; nul ne peut être libre s’il refuse de vivre par Elle. La dualité est une vie sans ciel ; la Réalité divine est l’unité où tout respire dans le même souffle.




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