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 La seconde naissance

  • 3 févr.
  • 2 min de lecture

 

Quand tu t’ancres pleinement dans l’instant présent, tes souffrances

s’adoucissent et les conflits perdent toute emprise sur toi. Peu à peu, une

paix intérieure s’installe ; tu te tiens sur le seuil d’un monde de plénitude.

En demeurant assez longtemps dans cette présence, le voile se lève sur la

réalité et tu fais l’expérience d’un univers harmonieux, empreint d’amour et de

félicité.

 

Tu peux choisir d’y séjourner, de retourner à l’ancien monde, ou même

d’habiter les deux simultanément. Alors, tu insuffles la perfection dans la

réalité matérielle : les problèmes nés de la dualité se dissolvent, comme s’ils

n’avaient jamais existé. Les conflits s’éteignent, la maladie s’efface, le

manque et le vieillissement perdent leur pouvoir. Les mythes de l’immortalité

et de l’éternelle jeunesse prennent forme, et la beauté de ton corps devient le

reflet du Divin.

 

L’absence de peur ouvre la voie à une compréhension profonde de ton vécu.

Elle dissout les interprétations et les raisonnements du mental. Tu réalises

que, derrière la complexité apparente de ton existence, se tenait l’esprit,

défendant l’ego contre une menace illusoire — un danger qui n’a jamais existé

et ne saurait exister, car il contredirait la loi de l’amour.

 

Dans ce monde renouvelé, une dynamique inédite se révèle. Il ne s’agit pas

d’un rêve naïf de béatitude, mais d’une réalité dense et vibrante, source

inépuisable d’amour et de joie. Tu retrouves ton pouvoir créateur, porté par

une conscience élargie et une volonté affermie par la certitude. Une liberté

d’action sans limites s’installe, accompagnée d’une clarté naturelle dans tes

choix.

 

Tu comprends alors que ce monde est avant tout un état d’être que tu

possèdes déjà. Tu avais simplement choisi d’explorer la dualité pour façonner

l’ego, puis l’amener à maturité. Tu n’as jamais quitté la réalité ; il t’est

toujours possible d’y revenir en te reliant au présent, par l’accueil de ce que

tu ressens.

 

Vient le moment où l’ego, arrivé à son accomplissement, commence à te

peser, comme s’il cherchait à naître hors de sa prison. Il te faut le laisser

émerger par la présence, avant qu’il ne t’étouffe ou que tu ne le comprimes

toi-même. Cette naissance se fait à rebours de toute naissance ordinaire :

aucun effort n’est requis, seulement l’abandon des résistances qui retenaient

cet enfant captif. N’ayant plus besoin de protection, il glisse naturellement

vers la lumière et voit le jour dans ce monde nouveau.

 

 

La venue au monde de ton enfant — ton ego transfiguré — met fin à la

souffrance et accomplit l’œuvre de la trinité : le père, la mère et l’enfant ;

le supraconscient, le conscient et le subconscient ; l’être sensible qui

éprouve et manifeste la vie à un niveau encore vierge. Ces trois dimensions de

ton être œuvrent ensemble à la création. Tu es le créateur qui se recrée sans

cesse, car tu es la Vie.




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