Les habitudes
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Le réel est un sentiment d’amour, une paix profonde. La certitude et l’identité sont des expressions de ce sentiment. C’est ton état naturel lorsque tu n’es pas influencé par les pensées du mental. Chaque fois que tu t’intéresses à l’idée avant le ressenti, tu agis sous l’impulsion du mental.
L’ordre de la création commence par le sentiment et se termine par l’action, en passant par la réflexion. Si tu veux vivre la vie plutôt que la rêver, tu devrais respecter cet ordre. Ton mental est très puissant lorsqu’il est à sa juste place, au service de l’amour.
Tu es créateur, et ton œuvre est choisie librement : il n’y a aucune obligation dans la vie. Lorsque tu suis les pensées de ton mental, tu deviens une créature impuissante. Tu crois être attaché à ses idées, mais en vérité, l’attachement est lui-même une idée née du mental. Elle te fait croire que tu risques de manquer de quelque chose. Tu es simplement endormi ; à ton réveil, tu perdras tout intérêt pour ces idées.
Tu es à l’aube d’une nouvelle vie et tu cherches à te réveiller. Le sommeil se trouve dans les habitudes. Si tu remets en question tes habitudes, tu découvriras que tu les as adoptées par facilité, sans en examiner les conséquences. Une habitude est un automatisme qui enlève ta spontanéité ; c’est le mécanisme même du mental.
Lorsque tu te confortes dans tes habitudes, tu confies ta vie au mental. Progressivement, tu perds la joie de vivre et deviens de plus en plus morne. C’est un état de passivité qui tue la vie.
Pour sortir de cet état, tu devrais prêter attention à la part paresseuse en toi, celle qui n’aime pas regarder de plus près ce qui se passe dans ta vie. Ta passivité est le résultat d’un manque de vitalité, causé par un mode de vie enfermé dans les habitudes. Cela te donne un faux sentiment de sécurité.
Tu cherches la sécurité dans la mort, et cela te mène inéluctablement aux addictions, dont les habitudes font partie. C’est un cercle vicieux : plus tu cherches à te protéger, plus tu as besoin de protection.
Si tu veux sortir de ce cercle infernal, dirige simplement ton attention vers ton cœur, le lieu de la sensibilité, et maintiens-y ton regard. Ainsi, ton énergie lâchera l’identification aux idées du mental et rejoindra le flux énergétique de la vie.
Si tu crois qu’il faut faire plus que cela, tu seras encore sous l’influence du mental, qui refuse de s’engager pleinement dans la vie. Lorsque tu réfléchis avant de t’ancrer dans le cœur, tu participes au mouvement du monde de la dualité, basé sur l’idée de l’abandon : le rejet de la Divinité, un monde froid et sans amour — c’est-à-dire sans vie.
Lorsque tu es dans le cœur, toutes les réponses à tes questions te sont données de manière évidente et spontanée. Si tu te sens perdu dans ta vie, c’est tout simplement parce que tu frappes à la mauvaise porte.
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