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Renoncer au passé

  • 5 avr.
  • 3 min de lecture

Le flux énergétique dans le corps doit circuler librement ; cela engendre un état de santé harmonieux. Lorsqu’il rencontre des obstacles, il se bloque ou se fraye un autre chemin, qui ne suit plus le courant naturel. Cela provoque alors des dysfonctionnements dans le corps.


Les énergies sont des courants harmonieux issus de la pensée de l’amour inconditionnel, lorsqu’elles ne sont pas contrôlées. Elles peuvent être influencées par tes pensées dès que tu cherches à juger ce que tu vis ; elles se transforment alors en émotions. La santé véritable réside dans la neutralité de l’amour inconditionnel.


Tu es d’abord le témoin de ta vie avant d’en devenir l’acteur. Tu as besoin d’assimiler ton expérience avant de décider d’agir, sans quoi tes décisions seraient arbitraires. Ton observation est une prise de conscience de la situation : elle peut être objective, et te permettre de prendre une décision juste, ou subjective, et entraîner une réaction dictée par un attachement — positif ou négatif — au passé.


Si tu n’es pas neutre dans tes observations, tu associes inévitablement l’événement à une expérience passée. C’est la seule manière pour le mental d’interpréter ce que tu vis, car il stocke l’information à travers des attachements émotionnels, fondés sur le jugement et une vision binaire du bien et du mal.


Ce sont tes émotions qui te retiennent prisonnier du passé et te poussent à le ruminer, t’empêchant d’avancer vers une maturité psychologique. Tant que tu restes attaché au passé, tu demeures dans un état infantile, appréhendant le monde à travers la plainte et les pleurs.


La plainte est un refus de grandir, nourri par la peur des responsabilités. Tu crois que si tu fais des erreurs, tu seras puni. Pourtant, malgré tous les blocages liés à l’attachement, tu es objectivement dans le présent et entièrement responsable de ta vie. Vivre dans le passé, c’est vivre dans l’illusion.


Tes désirs impulsifs sont souvent des nostalgies du passé : soit tu cherches à le revivre, soit à le corriger. Tu peux chercher tes parents en autrui ou vouloir les remplacer par des figures plus aimantes. Lorsque tu ressens cette nostalgie, c’est que tu estimes ne pas avoir bien vécu ton enfance. Alors tu rejoues les mêmes scénarios, encore et encore, dans l’espoir de les améliorer — jusqu’à comprendre que seule la voie du pardon peut t’en libérer. Il n’y a rien à corriger, si ce n’est ton regard chargé de jugement.


Il n’y a rien de mauvais dans ta vie. Tu as simplement besoin de renoncer au passé, individuel comme collectif. Sans t’en rendre compte, c’est Dieu que tu juges à travers lui, et c’est contre Lui que ta colère se dirige. Intuitivement, tu sais que tu es un enfant du Divin, et tu lui reproches un abandon.


Lorsque tu réaliseras que tes parents divins ne t’ont jamais abandonné, tu renonceras au passé et tu leur demanderas pardon. Alors, tu cesseras de créer des situations conflictuelles et tu assumeras pleinement, et avec joie, tes actes.


Quand tu cesseras d’imposer tes caprices à tes parents, tu leur permettras de prendre soin de toi. Tu comprendras que ce sont tes propres résistances qui te coupaient d’eux et nourrissaient ce sentiment d’abandon. Les parents n’interviennent pas dans tes choix par amour et par respect de ta liberté. Si tu ressens le besoin de leur aide, demande-la : ils te répondront avec bienveillance. Ce sera un acte de confiance et un renoncement à tes caprices.


La maturité ne dépend pas de l’âge, mais de la réconciliation avec le Divin. Tu es à la fois le parent de ton enfant intérieur et extérieur. En le libérant de tes jugements, tu te réconcilies avec tes parents, qu’ils soient physiques ou divins, car juger l’enfant revient à te juger toi-même en tant que parent.




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