Retrouver le Sacré dans la Matière
- Riad Zein
- 20 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 29 déc. 2025
La matière est aussi importante que le spirituel : elle est une forme d'amour condensé. Tu ne te rends pas compte que, dans le monde physique, tu vis une expérience sacrée. Tout est amour, et l'amour est la substance divine ; par conséquent, tout est sacré. Ne laisse pas tes interprétations mentales t'imposer la réalité de la vie.
C’est ton incompréhension de la matière qui rend ton incarnation difficile. Tu comptes sur ton mental pour t’expliquer la vie, mais celui-ci n’a pas de réponse. Il tente seulement de te présenter un discours décousu et sans fondement, embrouillant ainsi davantage ton esprit. Tant que tu ne reconnaîtras pas l’amour en toute chose, tu chercheras refuge dans les illusions du mental et mèneras une existence illusoire et dépourvue d’amour, c’est-à-dire sans substance vitale.
Le sentiment d’amour est inné en toi ; tu n’as pas besoin de le définir ni de le chercher ailleurs. Tu es fait d’un amour pur, sans tache. Toutes tes quêtes — qu'il s'agisse de connaissance, de chaleur, d’affection, de richesse, de prospérité, de bonheur ou de bien-être — resteront vaines, car tu es toi-même l’objet de ces recherches. Il te suffit d’être pleinement toi-même pour être comblé à tous les niveaux.
Lorsque tu veux quelque chose, tu affirmes que tu ne l’as pas. Si tu es l’amour, tu es le Tout ; vouloir autre chose que le Tout, c’est renier une partie de toi, créer une faille dans ta perfection, t’éloigner de ta propre source et nourrir ce fameux sentiment d’abandon. C'est ainsi que la peur t’envahira et que tu tomberas dans le désespoir et la perdition.
Pour revenir à la Source, tu devrais cesser de vouloir et te laisser emporter par la vie, sans interprétation ni résistance. L’interprétation crée la résistance, qui engendre à son tour la souffrance. Tu es l’auteur de ton propre malheur et le seul à pouvoir revenir à ton véritable bonheur : cette joie de vivre innée, partie intégrante de la vie.
La difficulté de ce processus réside dans la tendance à supposer un certain futur, à projeter dans l’avenir pour peser le pour et le contre. Or, ce que je te demande, c’est de revenir au présent, de réaliser que tout va bien, et qu’aucun mal ne s’est produit, ni pour toi, ni pour les autres. Il n’y a jamais eu, il n’y a jamais, et il n’y aura jamais de malheur, de souffrance, d’affliction, de misère ou de peine. Tu ne peux le comprendre qu’en te laissant porter par le flux de la vie. Lorsque toute résistance disparaît, tu vis pleinement ton corps, le considérant comme un temple sacré et le réalisateur des souhaits que ton âme y insuffle.
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