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Le pardon dissout l’ego

il y a 45 minutes
2 min de lecture

 

Le pardon dissout l’ego en retirant progressivement le fondement sur lequel il repose : la croyance en la culpabilité et en la séparation d’avec la Source. L’ego se construit autour de cette conviction originelle selon laquelle nous aurions fauté, perdu notre lien avec l’Amour et serions désormais contraints de réparer une rupture qui, dans notre véritable nature, n’a jamais eu lieu.

 

Dans certaines approches de Ho’oponopono, le pardon prend ainsi une dimension bien plus profonde qu’un simple acte de réconciliation avec autrui. Il devient un processus de libération des mémoires inconscientes qui conditionnent notre perception du monde et entretiennent le sentiment de séparation. Lorsque nous prononçons les quatre paroles « Désolé, Pardon, Merci, Je t’aime », nous nous ouvrons à l’action purificatrice de la Divinité, afin que les mémoires, les jugements et les croyances qui obscurcissent notre véritable nature puissent être transmutés.

 

Pardonner, c’est renoncer à entretenir le passé dans notre conscience. C’est cesser de nourrir la culpabilité, le ressentiment et le besoin de désigner un responsable. Tant que nous demeurons attachés à nos jugements et à nos accusations, nous entretenons les pensées et les mémoires qui donnent à l’ego sa consistance apparente. Le pardon consiste alors à remettre ces mémoires à la Divinité, non pour nier ce qui s’est produit, mais pour nous libérer de l’identification aux blessures et aux interprétations qui en découlent.

 

Il ne s’agit ni de justifier les comportements, ni d’approuver les injustices, ni d’effacer les responsabilités humaines. Nous pouvons reconnaître lucidement ce qui s’est passé, poser des limites et agir avec discernement, sans pour autant entretenir la haine ou le ressentiment. Le véritable pardon ne nie pas les faits : il nous libère de la charge intérieure que nous continuons à leur associer.

 

À mesure que les mémoires perdent leur emprise, le besoin de défendre une identité séparée s'affaiblit. L’ego cesse progressivement d’occuper le centre de notre perception et de dicter nos réactions. Il ne s’agit pas de le combattre ou de le détruire, mais de ne plus lui accorder une réalité qu’il ne possède que par notre identification à ses croyances. Une conscience plus libre, plus paisible et plus aimante peut alors se révéler.

 

En définitive, pardonner, c’est consentir à laisser l’Amour dissoudre ce que la peur et la culpabilité ont construit. Le pardon ne rétablit pas l’Unité : il nous libère de ce qui nous empêchait de reconnaître qu’elle n’a jamais été perdue.

 

Riad Zein

 

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