Se détacher de son confort
- Riad Zein
- 11 août 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 7 jours
Ta compréhension dépend toujours de ton état d’esprit. Si tu lis un livre à travers les filtres de tes croyances, tu n’y verras que la confirmation de ce que tu sais déjà. Tu jugeras au lieu d’apprendre. Tu ressasseras ton passé au lieu d’ouvrir ton présent.
Tu crois parfois être prisonnier de manipulateurs. Mais ce n’est qu’une apparence : c’est toi qui te conditionnes, chaque fois que tu t’accroches à une idée sans accepter de la questionner.
Tu cherches des remèdes à tes maux, mais tu veux qu’ils obéissent à ta logique. Or, tes problèmes sont les fruits de cette logique que tu refuses de revisiter. Alors, tu avales des livres, tu poursuis les théories les plus récentes, tu consultes les gourous… et malgré tes efforts, rien ne t’apaise.
Tu vis enfermé dans une histoire que tu t’es racontée, persuadé qu’elle est la réalité. Ta vie s’est réduite à ce récit. Tu ne peux ni accueillir les histoires des autres, ni lâcher la tienne. Même ce que tu crois nouveau n’est qu’une répétition déguisée de ce que tu sais déjà. Tu dis vouloir te libérer, mais tu fixes toi-même les conditions de ta liberté : ce n’est pas de la libération.
Tant que tu ne renonceras pas à ton confort, tu ne feras que survivre en surface. Tu t’agrippes à tes certitudes par peur de souffrir. Et pourtant, cette souffrance n’existe que dans ta réalité relative. Dans la réalité absolue, elle disparaît, mais tu n’oses pas le vérifier.
Tout attachement t’empêche de vivre pleinement. Il engendre la frustration. À quoi bon demander l’aide des autres si tu refuses de vraiment les écouter, préférant tes voix intérieures ?
La prison est une illusion. Quelle qu’en soit la forme, elle disparaît quand tu te libères de tes idées. Alors, les murs tombent. Tu crois te protéger, mais en réalité, tu entretiens tes propres démons, étouffant la sensibilité de ton corps.
La voie est unique. Peu importe le nom que tu lui donnes, elle n’est ni spirituelle ni matérielle : elle est simplement la voie qui mène à la paix. Et elle commence par l’écoute.
Écoute vraiment. Peu importe la forme que prend le message : un événement, un souffle de vent, une voix humaine, un animal, un simple geste. Laisse-le entrer en toi. Ne crains pas l’erreur : lorsque tu es authentique, le faux glisse sur toi. Seul le vrai te touche, et s’il te touche, il transforme ton être. Il t’élève au-delà de tes croyances.
La vérité ne s’attrape pas par la réflexion. Elle se manifeste d’elle-même dans ton champ de conscience, à condition que tu écoutes sans intervenir.
Pars du principe que tu ne sais pas. Ton cœur, ta partie la plus sensible, sait déjà tout, parce qu’il est relié à la source même de la connaissance. Tant que tu restes dans le cœur, nul ne peut te manipuler.
Par l’écoute authentique, tu vis dans l’amour. Et là où l’amour est présent, la peur s’efface. Sans peur, le mal n’a plus d’existence.
Reste transparent. Alors, les flèches des malveillants ne feront que traverser ton espace intérieur. Elles ne trouveront aucune résistance à laquelle s’accrocher.
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