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La réconciliation avec l’inconscient

  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture

Toutes les mémoires et tous les programmes actifs issus des croyances agissent dans le but de te protéger d’un danger potentiel ou imminent. Ils sont régis par la peur : ce sont des réflexes de survie. Ils reposent sur des pensées qui considèrent la souffrance, le mal ou l’abandon comme des réalités.


Tes mémoires continuent à te dominer tant que tu adhères à leurs principes, tant que tu crois au danger, au mal et à la survie. La difficulté à voir cette réalité réside dans le déni : tu ne reconnais pas tes croyances. Cela crée une faille entre toi, en tant que conscient, et toi, en tant qu’inconscient.


Ton inconscient croit fermement au danger, alors il le crée. Il pense que cela vient d’ailleurs et que c’est inévitable. Tu construis inconsciemment un scénario de peur et de danger, puis tu le subis consciemment à cause de ce déni.


Tu es le bourreau et la victime, le persécuteur et le persécuté, l’oppresseur et l’opprimé. Ton inconscient mène le bal dans ta vie et te fait croire que c’est toi le maître ; en vérité, tu maîtrises peu de choses.


La peur engendre un sentiment de culpabilité qui attire la punition sous forme de souffrance. À son tour, cette souffrance produit une seconde peur, alors tu l’occultes pour l’éviter, car elle te paralyse. Ainsi, ta vie devient un réservoir de surprises fâcheuses. Ton inconscient continue alors à créer ce scénario à ton insu.


Ton inconscient est une partie de ton esprit ; il est donc vivant. Il palpite de vie et constitue une source d’énergie vitale pure, douce et bienveillante. C’est toi qui lui inculques consciemment ces croyances avant de l’abandonner par la suite. Pourtant, il est la source même de ta vie : tu ne peux pas réellement l’abandonner.


Tu programmes ton inconscient selon le principe de la séparation : c’est un acte conscient. C’est lorsque tu refuses de l’admettre que cela devient inconscient. Autrement dit, tu induis volontairement une partie de ton esprit en erreur.


La joie et la souffrance que tu éprouves sont les siennes ; toi, tu n’en es que le témoin. En tant que conscient, tu n’es pas une entité : tu es une conscience qui incarne des entités par identification. Tu possèdes le pouvoir d’un caméléon : tu peux incarner l’ange ou le démon, mais tu n’es ni l’un ni l’autre.


La non-identification est l’identification au Tout, et c’est ce que tu es réellement. Ton inconscient fait partie de ce Tout, et c’est toi qui le façonnes à travers ce jeu d’identification et de déni. Lorsqu’une croyance est portée à la conscience, elle se dissout, car elle n’est pas réelle.


Ainsi, tu crées un personnage à partir de croyances, puis tu les dissous par la suite. Mais l’expérience demeure dans l’esprit et lui confère une personnalité particulière.


Le processus de prise de conscience de ces croyances unit progressivement l’inconscient au conscient. Alors, tu agis consciemment dans ta vie, sans peur ni souffrance.


Les problèmes que tu rencontres obéissent tous à la même logique : tu n’es pas en accord avec ton inconscient. Si tu reconnais ce mécanisme et que tu écoutes ce que l’inconscient exprime dans la vie active, tu pourras le comprendre plus facilement et défaire les croyances à l’origine du problème.


Alors, tu seras en harmonie avec toi-même, et ta vie reflétera cette harmonie. Tu comprendras que le seul véritable désaccord que tu puisses avoir est avec toi-même, et que le salut est une affaire intérieure et personnelle.


Personne ne te veut réellement du mal, personne ne cherche consciemment à te contrarier. Les scénarios de conflit, de peur ou de domination naissent avant tout des croyances et des projections intérieures. Lorsque celles-ci se dissolvent, ton regard sur les êtres et sur la vie se transforme profondément, et tu commences à percevoir davantage de lumière, de paix et d’unité autour de toi.




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